PLASMA RICHE EN PLAQUETTES

PLASMA RICHE EN PLAQUETTE

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Historique du PRP

 

Les concentrés plaquettaires PRP sont à l’origine des dérivés du sang utilisés en hématologie pour la prévention et le traitement des hémorragies dues à des thrombopénies graves d’origine centrale.

Les concentrés plaquettaires utilisés comme adjuvants chirurgicaux puis en traumatologie du sport ont été arbitrairement dénommés PRP comme les concentrés plaquettaires standards de l’hématologie transfusionnelle.

Selon les fabricants de matériel et les auteurs, différents termes sont employés pour définir ces concentrés plaquettaires :

PRP (Platelet Rich Plasma ou Plasma Riche en Plaquettes)
CPRP (concentrated PRP)
PRGF (Plasma Rich in Growth factors, plasma riche en facteurs de croissance)
Sang autologue

Ces concentrés sont variables dans leur composition, en terme de concentration en facteurs de croissance, en fibrinogène, en plaquettes, voir par la présence de leucocytes ou de granulocytes, ou encore de l’utilisation d’un activateur.

Les premières utilisations de concentrés plaquettaires autologues, le PRF (Platelet Rich Fibrin, sang total sans anticoagulant) remontent aux années 1970 dans les indications de chirurgie maxillo-faciale par Matras H. (2).

L’utilisation de ce procédé s’est largement développée dans les années 90 en Amérique du Nord, en Asie et en Europe, comme adjuvant chirurgical (3,4,5), pour prendre une place importante en traumatologie du sport depuis une dizaine d’années.

INDICATIONS

 

– Arthroses
– Tendinites et autres pathologies tendineuses
– Lésions des ménisques et ligaments
– Déchirures musculaires
– Lésions du pied (fasciites plantaires, etc…)
– Pseudarthrose
– En chirurgie (ostéotomies, arthroplasties, etc…)
– Autres : blessures chirurgicales, ulcères chroniques, etc…

UTILISATION DU PRP

 

C’est un acte médical qui doit être réalisé par des équipes entraînées dans des locaux adaptés et avec des protocoles agrées par le CLIN.

Les concentrés plaquettaires ont des propriétés bactériostatiques, mises en évidence sur le Staphylocoque epidermidis et le Staphylocoque aureus, réduisant ainsi les risques de contamination microbiale de la zone traitée (Endoret de Biotechnology Institute).

Le PRP est très ph-dépendant. L’utilisation d’un anesthésique local avant l’injection du PRP n’est pas recommandée par la majorité des auteurs, il modifierait le pH local.

Les AINS ne doivent pas être utilisés les jours précédents et les deux semaines qui suivent l’injection de PRP, ils risquent d’inhiber l’action des prostaglandines et ainsi les effets stimulateurs du PRP. On évitera également les soins locaux anti-inflammatoires. En cas de douleur, on aura recours au paracétamol et au glacage.

Le comité exécutif de l’A.M.A. (Agence Mondiale Antidopage) réuni le 18 septembre 2010 à Montréal a retiré de la liste 2011 des substances et méthodes interdites l’usage des préparations dérivées des plaquettes (PRP).

Le Dr Eric LASSEUR est habilité à utiliser le PRP au cours d’interventions chirurgicales ou de façon médicale.

PRINCIPE DU TRAITEMENT PAR PRP

 

Le principe du traitement par PRP est de reproduire ces mécanismes de cicatrisation et de régénération tissulaire par injection dans le tissu lésé de plasma sanguin autologue concentré en plaquettes.

Les mécanismes naturels de la cicatrisation sur un organisme en cas de lésion vasculaire sont les suivants :

– Activation puis agrégation plaquettaire,

– Stabilisation de la fibrine permettant la formation d’un thrombus (caillot) et libération de facteurs de croissance,

– Stimulant la prolifération cellulaire et ainsi la cicatrisation.

 

La préparation de PRP nécessite un prélèvement sanguin veineux, qui est centrifugé pour séparer le plasma pauvre en plaquette (PPP 25%) en surface, le plasma riche en plaquette et en fibrinogène (PRP 20%) au milieu, des granulocytes et des leucocytes au fond du tube (55%). Le séparateur cellulaire permet d’augmenter la concentration en plaquettes et en facteurs de croissance contenus dans leurs alpha- granules de 200 à 600%.

Selon le matériel utilisé et la simple ou double centrifugation, la composition du PRP peut être variable en termes de concentration de plaquettes et de facteurs de croissance, il ne doit contenir ni granulocytes, ni leucocytes et ne doit pas être coagulé.

QUELS RÉSULTATS PEUT-ON EN ATTENDRE ?

 

– Accélération de la cicatrisation d’un tendon, du cartilage ou d’un muscle lésé.

– Diminution de l’inflamation et de la douleur.

– Augmentation de la mobilité et de la fonctionnalité articulaire.

– Réduction du temps de récupération post-chirurgical.